La journée d’un enfant est rythmée par des routines, soit des gestes et des événements qui reviennent chaque jour dans le même ordre. Plus son quotidien est prévisible, plus il se sent en sécurité.
Lors de ces rituels, une partie de ses besoins essentiels (sommeil, soins d’hygiène, repas, etc.) sont comblés. Mais les routines vont au-delà des soins physiques. Grâce à elles, l’enfant se sent rassuré, apprend à prendre soin de son corps et s’affirme.
Les routines clairement établies rassurent l’enfant, car elles lui permettent de prédire la suite des événements et de se situer dans le temps. Par exemple, la sieste est pour plusieurs enfants un moment difficile, car il faut être à la fois calme et en pleine confiance pour se laisser aller au sommeil. Lorsque l’enfant connaît la routine précédant le dodo, il s’endort plus facilement, car il se sent en sécurité.
Grâce aux routines, l’enfant apprend peu à peu à prendre soin de lui-même : il se rend seul aux toilettes, se lave les mains, se brosse les dents, s’habille, etc. Il est conseillé de parler à l’enfant au cours des routines afin de mettre des mots sur les rituels et leur utilité. Par exemple, « On se sent mieux quand on a bien mangé! » ou « C’est agréable d’avoir les mains propres, elles sentent bon! »
À la garderie, les enfants se servent aussi des routines pour développer leurs habiletés sociales. Par exemple, ils apprennent progressivement à attendre leur tour pour aller au lavabo.
Les routines donnent aussi à l’enfant des occasions d’affirmer son autonomie, lorsqu’il a l’occasion de faire des choix. Par exemple, on peut proposer à l’enfant deux chandails et le laisser choisir celui qu’il portera. Selon son âge, il pourrait même le mettre seul. De même, si l’enfant refuse de se laver les mains, on peut le laisser choisir entre deux savons. Donner un choix, même restreint, peut l’inciter à participer plus facilement à une routine.
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Maison et milieu de garde : deux routines
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Généralement, les enfants n’éprouvent pas de difficulté à avoir une routine à la maison et une autre à la garderie. Il arrive toutefois que des tout-petits réagissent fortement à certains moments de la journée, comme la sieste ou les repas. Si c’est le cas de votre enfant, discutez avec son éducatrice afin d’apporter les modifications nécessaires pour que les routines des deux milieux se ressemblent davantage. Cette ressemblance entre les rituels rassurera certainement votre enfant.
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