Il est très difficile de répondre à cette question. En règle générale, on considère que le travail commence avec les premières contractions ou lors de la perte des eaux.
Les sages-femmes et les médecins considèrent que la durée du travail se mesure à partir du moment où le col de l'utérus est dilaté de trois à quatre centimètres. Ce stade de dilatation marque le début de la « phase active du travail ».
Évidemment, les choses sont vécues différemment par la future maman qui souffre de contractions douloureuses depuis plusieurs heures et n'en a peut-être même pas dormi de la nuit ! À ses yeux, cela fait déjà un bon moment que le travail est « actif ».
Il faut savoir que les premiers bébés prennent leur temps. La durée moyenne de la phase active du travail pour le premier enfant est d'environ 8 heures. Ceci n'est qu'une moyenne et votre travail sera peut-être plus lent ou plus rapide, mais de toute façon il ne risque guère de durer plus de 18 heures.
Le travail est souvent plus rapide chez les femmes qui ont déjà accouché, mais cela varie d'une femme à l'autre. Si ce n'est pas votre premier enfant, la phase active du travail devrait durer, en moyenne, 5 heures et ne risque guère de dépasser 12 heures.
Un accouchement rapide n'est pas nécessairement une bonne chose, que ce soit pour votre bébé ou pour vous-même. Le travail trop rapide peut même s'avérer physiquement et émotionnellement épuisant. Cependant, il arrive aussi que le travail soit si lent qu'il génère un vrai risque d'épuisement de la mère ou de l'enfant.
La progression de la phase active du travail varie au cours du temps. Les choses peuvent évoluer lentement pendant une heure ou deux, puis s'accélérer subitement. En principe, les sages-femmes évaluent la progression du travail toutes heures.
Si votre col ne se dilate pas suffisamment rapidement, votre sage-femme risque de discuter avec l'obstétricien d'une éventuelle accélération du travail.
Dans certaines maternités, il est d'usage d'accélérer le travail si le col ne se dilate pas de un centimètre par heure. Cependant, chaque femme est unique et une telle décision doit tenir compte du bien-être et des désirs de la maman.
Avant de prendre des mesures supplémentaires, certaines sages-femmes préfèrent pratiquer un nouvel examen 2 heures plus tard, pour savoir si le travail a réellement ralenti.
De multiples facteurs peuvent ralentir le travail, notamment le stress ou la peur, qui modifient le taux des hormones nécessaires au travail. Cela dit, les femmes étant extrêmement différentes les unes des autres, il n'est guère surprenant que certaines accouchent plus vite que d'autres
Voici quelques causes possibles d'un ralentissement du travail :
Environ une femme sur quatre naît avec un bassin dont la forme est plus proche du bassin masculin (bassin androïde) et l'on sait qu'il y a alors plus de chances pour que le bébé s'installe en position dos-à-dos que les médecins appellent la position postérieure. Celle-ci risque de ralentir le travail et de compliquer la naissance.
En règle générale, il n'y a pas de raison particulière au ralentissement du travail.
Rappelez-vous que la dilatation des cinq premiers centimètres du col demande beaucoup plus de temps que les cinq derniers centimètres. En effet, plus le travail avance, plus les contractions sont fortes et plus elles contribuent à l'effacement du col.
Si votre sage femme vous propose d'accélérer le travail, prenez le temps de réfléchir et de poser quelques questions avant de répondre. En effet, si votre bébé va bien, si votre col s'efface, lentement certes, mais régulièrement, vous préférerez peut-être laisser la nature suivre son cours. Certaines femmes préfèrent prendre leur temps et rester en phase avec leur corps et leur bébé.
D'un autre côté, si vous vous sentez si épuisée que tout ce qui compte pour vous, c'est que l'enfant naisse le plus vite possible, vous pourriez essayer 4 techniques naturelles pour accélérer le travail.
Si votre travail se prolonge, voici 6 suggestions pour mieux vous détendre :
La sage-femme peut suggérer une rupture artificielle de la poche des eaux pour accélérer le travail. Si vous êtes d'accord, elle vous aidera à grimper sur la table d'accouchement dont elle aura retiré le dernier élément de façon à ce que vous ayez les fesses tout au bord de la table, et vos pieds dans les étriers.
Une fois que vous êtes installée, la sage-femme utilisera une pointe mousse, ou un gant dont l'un des doigts est muni d'une petite pointe, pour gratter la membrane qui entoure votre bébé jusqu'à ce qu'elle se perce, entraînant l'écoulement du liquide amniotique. Sans péridurale, cette procédure est généralement décrite comme « inconfortable » plutôt que « douloureuse ». A l’inverse, si vous bénéficiez d’une péridurale, vous ne sentirez quasiment rien.
La sage-femme vérifiera que la manoeuvre n'a pas perturbé votre bébé en surveillant les battements de son coeur. La rupture artificielle systématique de la poche des eaux en tout début de travail n'est pas recommandée, car elle ne modifie en rien la durée du travail. En revanche, en cas de ralentissement pendant la phase active, cette intervention est susceptible de faire redémarrer le travail dont elle tend à raccourcir la durée d'environ une heure.
Après la rupture de la poche des eaux, vos contractions vont sans doute devenir beaucoup plus fortes. Préparez-vous à bien utiliser les exercices respiratoires et les exercices de relaxation. Vous pouvez aussi demander quelque chose pour soulager la douleur à la sage-femme si vous en éprouvez le besoin.