Y a-t-il un écart d’âge vraiment idéal entre frères et soeurs? Sur cette question, les études et les spécialistes se contredisent. Certains disent que c’est 2 ans, d’autres 3 ans voire 7 ans. Ce qu’il faut savoir, c’est que chaque différence d’âge a ses avantages et inconvénients, et tout peut fonctionner. Cela dépend plutôt de critères comme le tempérament de votre enfant ou le contexte familial.
En général, on peut dire qu’avant 7 ans, l’enfant est centré sur lui-même et rechigne à partager. Après 7 ans, l’enfant est ambivalent : selon les moments de la journée, soit il veut faire des câlins au bébé, soit il souhaite que ce « trouble-fête » disparaisse de sa vue!
Vous aurez avantage à ne pas vous décider en fonction de l’aîné, mais en fonction de vos envies et de vos critères personnels. Aucun enfant n’est jamais complètement prêt. C’est une décision parentale.
Quelques pistes de réflexion :
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Prendre en compte votre niveau d’énergie et de tolérance. Vous aurez avantage à vous demander si et à quel moment vous vous sentirez capable, physiquement et psychologiquement, de vous occuper d’un deuxième enfant.
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Prendre en considération les grandes étapes de développement de votre aîné. La deuxième année est l’âge de la marche, des crises de colère, de l’apprentissage de l’autonomie. Comme cela demande une attention continue, le risque est de vivre ces évolutions avec mauvaise humeur, plutôt que de les accompagner positivement. Lorsque c’est possible, il peut donc être utile de laisser passer cette deuxième année.
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Vous assurer que la situation financière ou les exigences professionnelles de votre couple ne constitueront pas un stress. Il est utile de réfléchir à votre envie de retourner ou non au travail entre la naissance de chaque enfant.
Premier, deuxième, troisième : qui a la meilleure place?
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Que l’on se rassure, chacun trouve le bonheur à sa place! Il existe néanmoins des tendances que l’on peut anticiper, pour éviter les petites injustices...
L’aîné : une faveur ambivalente
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Il pâtit peut-être de certaines erreurs dues à l’inexpérience de ses parents.
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Il se voit néanmoins confier certaines responsabilités, qui font naître en lui un sentiment de compétence et d’importance vis-à-vis de ses parents, sentiment qui durera jusqu’à l’âge adulte.
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Éviter de faire porter à l’aîné le poids de « l’enfant-modèle». S’il doit toujours montrer l’exemple, il pourrait développer du ressentiment envers son petit frère ou sa petite soeur.
Le(s) cadet(s) : coincé(s) entre deux favorisés?
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Il peut se plaindre d’être toujours le deuxième et de n’être ni le petit chouchou, ni le grand qui a droit à tout...
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Si ses plaintes ne sont pas fondées, les parents ne doivent pas se sentir coupables. Le cadet verra alors qu’il est inutile de tenir ce discours. En fait, on remarque que la plupart des cadets acquièrent le goût de la compétition.
Le benjamin : le chouchou en mal de droits!
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Il a l’avantage d’avoir plein de « parents », qui lui apprennent énormément de choses.
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Si on le traite en bébé et qu’on ne lui demande pas la même chose qu’aux autres, il aura néanmoins tendance à avoir une idée dévalorisée de lui-même et à se comporter en enfant gâté. Mieux vaut le traiter comme les autres!
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